lundi 20 juillet 2009

le dieu soleil


Et voici une héroïque journée qui s'achève ! Et oui, pas une goutte de pluie du lever au coucher du soleil, incroyable mais vrai. Pour fêter ça je me suis empressée, sitôt le petit déjeuner avalé - ah oui, à ce sujet, c'est très agréable de cuisiner, mais je n'en finis plus de manger ce krazuki à la rhubarbe, il va vraiment falloir que je sympathise davantage avec mes voisins pour leur refiler une juste part de mes créations - bon, je reprends, une fois remplie de kraspov à la rhubarbe, j'ai traîné sur la galerie la chaise berçante pour profiter du soleil.

Oh, mais si, vous avez bien vu un film ou un vieux noir se balance devant sa maison, non ? Voila, je le savais bien. Donc bien sur, en tant qu'immigrante (on ne dit pas envahisseur, ça fait prétentieux parait-il), je fais les efforts nécessaires pour m'intégrer. En Amérique, fais comme les Américains, disait César (ou quelqu'un d'autre dans le même genre), et il ne faut pas trop de talent d'observation pour se rendre compte que la base de tout est d'avoir un appartement, si possible en haut d'un escalier vicieux - dans le style ¨et si on profitait de la courbe pour escamoter presque complètement la marche ?¨ - avec une petite galerie couverte - mais pas trop, pour avoir quand même de quoi pelleter deux trois tonnes de neige en hiver, histoire de ¨rester en santé¨. Deuxième condition également très importante, disposer sur la susdite galerie une ou plusieurs chaises à bascule, ou banc berçant, ou siège hamac (plus en vogue quand même dans le Sud il semblerait) ou tout autre objet bizarre pouvant se rapprocher du concept de s'asseoir dehors en bougeant sans effort.
A l'ombre, ça va de soi, puisque la galerie protège très bien du soleil.

C'est pour ça que si je veux en profiter un peu, il vaut mieux sortir tôt quand le soleil est encore rasant. Bien sur à cette heure là on se rapproche vaillamment de 15 degrés (celsius, quand même, on n'est pas au pôle Nord non plus), mais bon, c'est jour de fête ou ça ne l'est pas.

A vrai dire, j'aurais bien fêté ce soleil triomphant par un petit jogging matinal, mais l'escalier fourbe dont je parlais plus tôt s'est chargé de mettre ma cheville hors d'état de courir. Soupir.

Alors dans un grand élan optimiste, aujourd'hui j'ai cuisiné de l'aiglefin à la mexicaine - ah oui, une petite infidélité à Tante Marie, et au passage un hommage à mon ancien colocataire - rafraîchissant au possible et délicieux.

Si avec tout cela le soleil ne revient pas demain ... on verra bien !

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