mardi 21 juillet 2009

Traces de civilisation en contrées sauvages

Ouiii le vent se lève, le ciel chargé de nuages moutonneux se teinte de roses et de violets, encore une magnifique journée sous le soleil d'Amérique. Puisqu'il ne pleuvait pas, je suis allée contempler les eaux de la rivière aux sables, un ruban de verdure au coeur de la ville. Ok, je sais, ça fait cliché, et pourtant, j'ai senti l'odeur de la mouffette (mais oui, un effort, la petite Fleur dans Bambi, si jolie à voir, si affreuse à sentir), j'ai vu les marmottes sur la pelouse, tranquillement affalées, le corps à l'ombre dans leur terrier, la tête sortie, curieuses.

Ah oui, je sais, les marmottes, en Europe, ça vit en montagne, et ici, le sommet régional culminant presque à 1 000 mètres, on peut parler de vaste plaine, d'accord, merci de me le rappeler, enfin, tout ça pour dire que les rigueurs du climat venant à compenser la faible altitude, on trouve sous mes latitudes le même type de faune et de flore qu'en moyenne montagne : les marmottes, les conifères, les myrtilles (on dit bleuet, merci), les truites ...

En parlant de truite, mon congélateur est maintenant l'heureux hôte de deux jolis spécimens de cette espèce, comme par miracle ! En fait le miracle c'est plutôt mon beau voisin pêcheur, qui ne goûte guère le fruit de sa passion (mais non, le poisson, pas le fruit, mais admettez, fruit de poisson, ce n'est pas très appétissant tout de même). Et deuxième effet kiss cool du miracle, j'ai maintenant une victime toute désignée pour mes excédents culinaires - et non, pour les curieux, je ne suis pas encore venue à bout de ce satané kasparov à la rhubarbe.

Aujourd'hui est également un grand jour à noter dans les annales de la société des explorateurs et exploratrices des vastes territoires nordiques. Au moins. En effet, j'ai rassemblé toute mon audace et mon courage, armée seulement d'une couverture et d'un manuel d'économie, et je suis descendue de mon appartement jusque dans le jardin (oui oui, cela signifie justement que j'ai affronté l'escalier maudit) pour tester la solidité et le confort de la balancelle sous mes fenêtres.

Je sais, je prends des risques insensés à vivre ainsi à l'aventure dans des territoires sauvages, mais je sens que c'est mon destin. Et c'est un peu pour ça aussi que je tiens ce journal. Afin que le monde connaisse ma triste fin si jamais je venais à périr sous la dent de féroces cannibales... Ou d'insolation ...

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