samedi 7 novembre 2009

Dégustation de savoir-faire

Sur la mangeoire un oiseau fait ses réserves de nourriture pour la journée.
Derrière la fenêtre, au chaud sous un chat et une couverture, je repense au diner d'hier au soir.

Invitée en dernière minute au repas anniversaire d'une association humanitaire, j'y ai retrouvé avec plaisir des personnes de qualité. L'évènement se passait à l'école hôtelière. Il va sans dire que le menu gastronomique a laissé un gout de bonheur qui s'étend jusque dans ma matinée tranquille.

Saveurs du monde dans la gaieté et le bon goût, une soirée de talons hauts et de décolletés, costumes sombres et grands sourires.

Une parenthèse en écho à des ailleurs plus mondains, dans une vie simple et calme comme les eaux d'un lac. Délicieuse.

mercredi 4 novembre 2009

11h36 et des poussières

Il est des moments purs quand par chance ou inadvertance on laisse parler son âme.
Ça ne prévient jamais et pourtant l'instant a cette clarté inoubliable.

Le lieu est commun, il aurait suffi de peu pour cette fois-ci aussi parler de rien, pour meubler le silence, au lieu de quoi on tend des perches, on fait des liens, et de ce petit laps de temps émerge la vérité, une de celles que l'on reconnait d'instinct.

C'est un risque à prendre, de laisser tomber les masques. Quand deux personnes se rencontrent ainsi, c'est une amitié qui se noue, sur quelques mots, sur un brin de franchise.

La naissance d'une amitié, et deux cœurs plus légers.

mardi 3 novembre 2009

Un brin de nostalgie

Parfois le passé et le futur viennent se télescoper dans une sorte de rêverie mélancolique, et toujours la Turquie m'habite. Istanbul l'incomparable dans des flashs, mélanges de souvenirs et de désir.

Déguster un sahlep chaud sur Istiklal par un matin froid et se réchauffer le cœur aux odeurs de cannelle. Descendre par une journée brulante retrouver la tête de Medusa dans les citernes englouties et se perdre dans un arbre impossible parmi les sons d'eau et les musiques lunaires. S'asseoir sur les bancs au dernier étage du vapur et guetter les dauphins dans le Bosphore. Trainer sa nuit sur Nevizade et finir aux petites heures ivre de danse à picorer en riant les moules farcies du petit vendeur de rue. Me réfugier sous une pluie torrentielle dans ma librairie aux rayonnages de bois débordant de trésors. Errer dans les musées d'une exposition l'autre. Parler, parler encore et encore. Des voix me chuchotent des mots dans une langue presque oubliée.

Mille images dans ma tête comme un kaleidoscope fou. Et le parfum inoubliable des amitiés, des heures de tavla dans la rue, une soirée à l'opéra, le poisson hebdomadaire, sacré, les rires et les jardins secrets.

Comme d'autres avant moi je découvre la saveur douce amère de l'exil.
Et pourtant.
Ici aussi, maintenant.
Le paradis, impossible, réunir tous les espaces et les saisons en un seul lieu et temps ... non, la diversité plutôt, avec le manque parfois, avec toujours plus, quelque part encore.

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