dimanche 28 février 2010

finale olympique

A Rome, vivons comme les Romains.
Comment mieux décrire ma situation actuelle ?

De ce jour de clôture des jeux olympiques d'hiver de Toronto, il sera dit plus tard que 26 millions de canadiens (sur un total de 33) ont suivi le mach de hockey Canada États-Unis.

Je ne peux faire exception, aussi je sors du bois où j'ai élu domicile pour le week-end. Plus exactement, je sors du chalet, enfourche la motoneige, rejoins le pick-up, suis la route qui longe la rivière en contrebas. Plusieurs kilomètres plus loin, passé la zone de forêt brûlée par le feu il y a de ça de nombreux étés, se trouve un établissement commercial.

L'endroit est perdu, loin de toute civilisation, et tient du glauque autant que du pittoresque. Le patron qui est petit, un peu gras et luisant, semble s'intéresser à parts égales au sexe et à l'argent. Au dessus de sa tête le poste est allumé et le match va commencer.

La salle commune, sombre caverne éclairée d'une fenêtre dérisoire, est décorée d'animaux empaillés de toutes sortes qui montrent leurs dents aux ampoules nues. Sur le bar viennent se poser des bières devant la poignée de clients de ce bout du monde. L'ambiance est grasse et collante, le match décolle difficilement.

Je viens d'atteindre mon quota de pittoresque pour toute une année. Allez ouste, on sera mieux dehors, tant pis s'il faut attendre demain pour connaitre l'issue du match. Vite un peu de neige pour effacer le côté sombre de l'humanité.

Je me demande si l'étrangère que je suis a été comptabilisée dans les statistiques de côte d'écoute ce jour-là ?

samedi 20 février 2010

avec les loups

Un samedi de février.
La route enneigée, le vent qui souffle sur les terres immenses comme un enfant sur le sucre du gâteau. La route droite, infinie, dans le Nord.
Quelques hameaux comme oubliés là par la civilisation.

Encore plus loin, juste un panneau au bord de la route dans les vallons.

Les loups.
Des loups gris d'Amérique, des loups blancs de l'Arctique.
En semi-liberté, vigilants derrière les bosquets de feuillus et de résineux.
L'alpha se montre, vient nous défier, impose les limites.

Parfois un jeune se devine au loin, au trot allongé qui s'éloigne.
Dans le silence entrecoupé des appels de corbeaux, quelques rafales de vent.

Aller plus loin dans le Nord sauvage, cela reviendrait à se perdre peut-être.
L'adieu aux loups.

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